
Thé oolong Formose Grand Oolong
Thé Formose aux notes de fruits secs
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Couleur : Thé Wulong
Origine : Nantou, district de Lugu, mont Dong Ding,Taïwan (anciennement Formose).
Région : Ce Grand Oolong est récolté dans le district de Lugu, sur les pentes du mont Dong Ding, au cœur des montagnes centrales de Taïwan. Les jardins se situent entre 800 et 1 200 mètres d’altitude, sur des collines baignées de brumes matinales et de vents frais venus de la chaîne centrale. Ce terroir, réputé comme l’un des berceaux du oolong taïwanais, se trouve à une centaine de kilomètres au sud de la grande ville de Taichung, point d’accès principal vers les plantations de Nantou.
Aspect des feuilles séchées : Feuilles entières de grande taille, travaillées en roulés sinueux et volumineux qui se déploient généreusement à l'infusion. La palette chromatique est riche et contrastée : brun acajou soutenu, brun chocolat foncé, teintes mordorées et cuivrées qui parsèment la surface.
Infusion : La liqueur est limpide, d'un bel ambre doré, lumineuse et brillante.
Notes de dégustation : Au nez, le Formose Grand Oolong déploie un bouquet chaud et réconfortant : châtaigne grillée, fruits secs, miel léger, bois blond. Une pointe de fleur sèche et de céréale toastée accompagne ce registre gourmand.
En bouche, l'attaque est douce et soyeuse, sans agressivité. La texture ample évoque une infusion longue en saveurs : châtaigne cuite, noisette rôtie, miel de forêt, touche de caramel blond. La finale se prolonge sur des notes boisées et légèrement torréfiées, avec un retour de fruits secs et de sous-bois automnal. L'oxydation poussée lui confère une profondeur proche de certains thés noirs, mais la structure reste plus ronde, sans aucune astringence.
Moment de dégustation : Peu théiné et très relaxant, ce Formose Grand Oolong se prête merveilleusement aux fins d'après-midi et aux soirées tranquilles, lorsque l'on cherche un thé enveloppant qui apaise sans stimuler excessivement.
Méthode de dégustation : Le caractère très oxydé de ce Wulong se prête aussi bien à la dégustation en Gong Fu Cha qu'à l'infusion occidentale.
- Méthode Gong Fu Cha : 5 à 6 g pour un gaiwan ou une petite théière de 100–120 ml, eau à 95 °C. Rincer rapidement les feuilles, puis procéder à de courtes infusions de 20–25 secondes, en allongeant progressivement le temps. Sur 5 à 7 passages, les premières infusions soulignent la châtaigne et le bois blond, les suivantes dévoilent des notes plus sombres de fruits secs, d'écorce et de caramel.
- Infusion occidentale : 4 g pour 30 cl, eau à 90–95 °C, pour une infusion de 4–5 minutes. On obtient alors une tasse généreuse, immédiatement gourmande, où les notes de châtaigne, de miel et de bois chaud se livrent d'emblée.
Il est des thés qui racontent à eux seuls une saison. Le Formose Grand Oolong appartient à cette famille intime, celle des thés qui semblent porter en eux un éternel automne, avec ses forêts de feuillus nappées de brume, ses sous-bois encore perlés d’humidité, ses paniers de châtaignes tièdes et cette douceur ambrée qui rappelle les dernières lueurs d’un après-midi d’octobre.
Le nom même de « Formose » renvoie à une mémoire ancienne : celui qu’offrirent les navigateurs portugais au XVIᵉ siècle à cette île abrupte et luxuriante, Ilha Formosa, « la belle île ». Une île qui leur apparaissait comme un relief saisissant jailli de l’océan, une terre de montagnes verticales et de vallées suspendues, perpétuellement effleurée par les nuages.
C’est au cœur de cette géographie spectaculaire que naît ce thé, dans l’un de ses berceaux les plus emblématiques… Le district de Lugu est bien plus qu’un lieu de culture : c’est un paysage habité par le thé. Les routes y serpentent entre des versants escarpés, des bambouseraies profondes et des forêts subtropicales où vivent encore des espèces endémiques. Le district est irrigué par un réseau de sources et de rivières descendant des montagnes centrales, apportant une pureté minérale précieuse à l’écosystème.
Le mont Dong Ding lui-même, dont le nom signifie « Pic frappé par le givre », domine cette mosaïque de vallées. Les habitants racontent qu’autrefois, au petit matin, les sommets paraissaient saupoudrés d’argent à cause des brumes froides qui s’y accrochaient. Ce phénomène, bien réel, explique en partie la finesse aromatique des théiers cultivés sur ces pentes.
Depuis le XIXᵉ siècle, les savoir-faire venus du Fujian se sont adaptés à ce relief tourmenté, puis, peu à peu, transformés par les conditions locales. Il en est né une école taïwanaise du Wulong, différente de toutes les autres, où de petites exploitations familiales, souvent installées sur des parcelles étroites accrochées à la montagne, perpétuent des gestes hérités sur plusieurs générations. Dans ces familles, la fabrication du thé n’est pas seulement un métier : c’est un lien direct avec le paysage, au point que certains producteurs disent « écouter la montagne » avant de décider de leur flétrissage ou de leur torréfaction.
Le Formose Grand Oolong appartient à la lignée des Wulong intensément oxydés. Avec une oxydation poussée jusqu’à environ 70 %, il flirte avec le thé noir tout en conservant le port altier et la fluidité propres aux oolongs. Les feuilles, cueillies à un stade de maturité avancé, portent en elles les cycles lents de la montagne : vents froids des crêtes, lumière tamisée, écarts de température entre le jour et la nuit.
Cette identité en fait un thé qui, à Taïwan, évoque les saisons de transition. Dans de nombreuses familles du centre de l’île, on le sert lors des grandes tablées d’automne, des réunions ancestrales ou des soirées où la conversation s’étire longuement. Sur les marchés traditionnels, on peut parfois voir un maître torréfacteur, assis devant son four en argile, retournant les feuilles torréfiées à la main avec un soin presque méditatif. Le thé devient alors un élément de culture vivante.
Les versions plus oxydées, comme ce Formose Grand Oolong, séduisent particulièrement l’Europe et l’Occident. On y apprécie leur chaleur enveloppante, leur côté rassurant, presque réminiscent, comme un parfum familier que l’on aurait déjà croisé au détour d’un voyage. Ce thé plaît à ceux qui cherchent un Wulong expressif mais non tannique, ainsi qu’aux amateurs qui aiment prolonger le rituel du thé en soirée. Avec sa théine naturellement modérée, il offre une présence généreuse sans élan nerveux, un compagnon idéal pour les moments de calme, les lectures tardives, les fins de repas ou les instants de douceur silencieuse.
Accord mets et thés
Préparez un Mont-Blanc classique, avec sa crème de marron soyeuse, sa meringue délicate et son nuage de Chantilly. Servez le Formose Grand Oolong bien chaud à ses côtés. C’est dans leur tête-à-tête que naît la magie : la douceur sucrée de la châtaigne répond aux accents torréfiés du Wulong, tandis que son miel de forêt prolonge le moelleux confit des marrons. L’oxydation profonde du Formose dévoile alors ses nuances cuivrées et boisées face à la richesse crémeuse du dessert, dressant une verticalité presque cristalline. Là où le Mont-Blanc rassure et enveloppe, le oolong éclaire et affine.
Recette à base de thé Formose Grand Oolong
Pour revisiter la laque de saumon avec une touche aussi raffinée qu’inattendue, laissez le Formose Grand Oolong devenir votre ingrédient secret. Préparez une infusion très concentrée de ce thé, puis faites-la réduire doucement avec un peu de miel, un filet de sauce soja et quelques lamelles de gingembre. Au fil de la réduction, les notes boisées et châtaignées du oolong se resserrent pour former un sirop aromatique, véritable cœur de la laque. Les sucres naturels du thé se caramélisent délicatement, apportant profondeur, souplesse et une pointe d’amertume qui équilibre le miel. Badigeonnez-en des pavés de saumon avant de les enfourner quelques minutes : la chaleur fixe la brillance, intensifie les parfums du thé et crée un glaçage subtilement parfumé, à la fois original et d’une grande finesse.
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Couleur : Thé Wulong
Origine : Nantou, district de Lugu, mont Dong Ding,Taïwan (anciennement Formose).
Région : Ce Grand Oolong est récolté dans le district de Lugu, sur les pentes du mont Dong Ding, au cœur des montagnes centrales de Taïwan. Les jardins se situent entre 800 et 1 200 mètres d’altitude, sur des collines baignées de brumes matinales et de vents frais venus de la chaîne centrale. Ce terroir, réputé comme l’un des berceaux du oolong taïwanais, se trouve à une centaine de kilomètres au sud de la grande ville de Taichung, point d’accès principal vers les plantations de Nantou.
Aspect des feuilles séchées : Feuilles entières de grande taille, travaillées en roulés sinueux et volumineux qui se déploient généreusement à l'infusion. La palette chromatique est riche et contrastée : brun acajou soutenu, brun chocolat foncé, teintes mordorées et cuivrées qui parsèment la surface.
Infusion : La liqueur est limpide, d'un bel ambre doré, lumineuse et brillante.
Notes de dégustation : Au nez, le Formose Grand Oolong déploie un bouquet chaud et réconfortant : châtaigne grillée, fruits secs, miel léger, bois blond. Une pointe de fleur sèche et de céréale toastée accompagne ce registre gourmand.
En bouche, l'attaque est douce et soyeuse, sans agressivité. La texture ample évoque une infusion longue en saveurs : châtaigne cuite, noisette rôtie, miel de forêt, touche de caramel blond. La finale se prolonge sur des notes boisées et légèrement torréfiées, avec un retour de fruits secs et de sous-bois automnal. L'oxydation poussée lui confère une profondeur proche de certains thés noirs, mais la structure reste plus ronde, sans aucune astringence.
Moment de dégustation : Peu théiné et très relaxant, ce Formose Grand Oolong se prête merveilleusement aux fins d'après-midi et aux soirées tranquilles, lorsque l'on cherche un thé enveloppant qui apaise sans stimuler excessivement.
Méthode de dégustation : Le caractère très oxydé de ce Wulong se prête aussi bien à la dégustation en Gong Fu Cha qu'à l'infusion occidentale.
- Méthode Gong Fu Cha : 5 à 6 g pour un gaiwan ou une petite théière de 100–120 ml, eau à 95 °C. Rincer rapidement les feuilles, puis procéder à de courtes infusions de 20–25 secondes, en allongeant progressivement le temps. Sur 5 à 7 passages, les premières infusions soulignent la châtaigne et le bois blond, les suivantes dévoilent des notes plus sombres de fruits secs, d'écorce et de caramel.
- Infusion occidentale : 4 g pour 30 cl, eau à 90–95 °C, pour une infusion de 4–5 minutes. On obtient alors une tasse généreuse, immédiatement gourmande, où les notes de châtaigne, de miel et de bois chaud se livrent d'emblée.
Il est des thés qui racontent à eux seuls une saison. Le Formose Grand Oolong appartient à cette famille intime, celle des thés qui semblent porter en eux un éternel automne, avec ses forêts de feuillus nappées de brume, ses sous-bois encore perlés d’humidité, ses paniers de châtaignes tièdes et cette douceur ambrée qui rappelle les dernières lueurs d’un après-midi d’octobre.
Le nom même de « Formose » renvoie à une mémoire ancienne : celui qu’offrirent les navigateurs portugais au XVIᵉ siècle à cette île abrupte et luxuriante, Ilha Formosa, « la belle île ». Une île qui leur apparaissait comme un relief saisissant jailli de l’océan, une terre de montagnes verticales et de vallées suspendues, perpétuellement effleurée par les nuages.
C’est au cœur de cette géographie spectaculaire que naît ce thé, dans l’un de ses berceaux les plus emblématiques… Le district de Lugu est bien plus qu’un lieu de culture : c’est un paysage habité par le thé. Les routes y serpentent entre des versants escarpés, des bambouseraies profondes et des forêts subtropicales où vivent encore des espèces endémiques. Le district est irrigué par un réseau de sources et de rivières descendant des montagnes centrales, apportant une pureté minérale précieuse à l’écosystème.
Le mont Dong Ding lui-même, dont le nom signifie « Pic frappé par le givre », domine cette mosaïque de vallées. Les habitants racontent qu’autrefois, au petit matin, les sommets paraissaient saupoudrés d’argent à cause des brumes froides qui s’y accrochaient. Ce phénomène, bien réel, explique en partie la finesse aromatique des théiers cultivés sur ces pentes.
Depuis le XIXᵉ siècle, les savoir-faire venus du Fujian se sont adaptés à ce relief tourmenté, puis, peu à peu, transformés par les conditions locales. Il en est né une école taïwanaise du Wulong, différente de toutes les autres, où de petites exploitations familiales, souvent installées sur des parcelles étroites accrochées à la montagne, perpétuent des gestes hérités sur plusieurs générations. Dans ces familles, la fabrication du thé n’est pas seulement un métier : c’est un lien direct avec le paysage, au point que certains producteurs disent « écouter la montagne » avant de décider de leur flétrissage ou de leur torréfaction.
Le Formose Grand Oolong appartient à la lignée des Wulong intensément oxydés. Avec une oxydation poussée jusqu’à environ 70 %, il flirte avec le thé noir tout en conservant le port altier et la fluidité propres aux oolongs. Les feuilles, cueillies à un stade de maturité avancé, portent en elles les cycles lents de la montagne : vents froids des crêtes, lumière tamisée, écarts de température entre le jour et la nuit.
Cette identité en fait un thé qui, à Taïwan, évoque les saisons de transition. Dans de nombreuses familles du centre de l’île, on le sert lors des grandes tablées d’automne, des réunions ancestrales ou des soirées où la conversation s’étire longuement. Sur les marchés traditionnels, on peut parfois voir un maître torréfacteur, assis devant son four en argile, retournant les feuilles torréfiées à la main avec un soin presque méditatif. Le thé devient alors un élément de culture vivante.
Les versions plus oxydées, comme ce Formose Grand Oolong, séduisent particulièrement l’Europe et l’Occident. On y apprécie leur chaleur enveloppante, leur côté rassurant, presque réminiscent, comme un parfum familier que l’on aurait déjà croisé au détour d’un voyage. Ce thé plaît à ceux qui cherchent un Wulong expressif mais non tannique, ainsi qu’aux amateurs qui aiment prolonger le rituel du thé en soirée. Avec sa théine naturellement modérée, il offre une présence généreuse sans élan nerveux, un compagnon idéal pour les moments de calme, les lectures tardives, les fins de repas ou les instants de douceur silencieuse.
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Le supplément d’âme Betjeman & Barton
Un oolong de Formose comme un feu de bois discret : léger comme une tisane, profond, caressant, aux reflets de châtaigne et de sous-bois.
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D'une manière générale, j'apprécie les thés de Formose ( Taiwan ) J'ai eu la chance d'en consommer sur place, à Taipei, et je n'ai jamais été déçu. Celui-ci recrée la magie des thés que j'ai connus là-bas, et c'est plus que suffisant pour dire que c'est un excellent cru.
Cher client,
Merci infiniment pour votre avis et sommes ravis de ce partage d'expérience.
Consommé depuis des années, j'ai toujours autant de plaisir à le savourer en milieu ou fin d'après-midi.
Cher.e. client.e.
Nous vous remercions pour votre commentaire. Avoir des clients fidèles comme vous fait l’histoire de notre Maison.


