Les origines du thé vert : voyage en Inde, Chine et Japon
Le thé vert, né en Chine il y a plusieurs millénaires selon la légende de l’empereur Shen Nong, s’est diffusé en Asie grâce aux moines bouddhistes avant de devenir un véritable art de vivre. La Chine, le Japon et l’Inde constituent aujourd’hui les grands pôles de production. Des thés emblématiques comme le Lung Ching, le Matcha, le Sencha ou le Darjeeling vert illustrent la richesse culturelle, sensorielle et historique de cette boisson ancestrale.
Découvrez les origines du thé vert avec Betjeman & Barton. Depuis sa naissance dans les contrées chinoises, cette boisson a fait le tour du monde. Elle représente à la fois un symbole de bien-être et un véritable art de vivre.
De la légende impériale chinoise au zen japonais, en passant par l’essor récent indien, embarquez pour un voyage sensoriel à travers ces trois géants du thé vert. Découvrez le Lung Ching raffiné, le Matcha traditionnel et le Darjeeling vert, autant d’escales culturelles et gustatives qui révèlent la richesse infinie de cette feuille verte.
La Chine: berceau millénaire du thé vert
La boisson du thé vert que nous connaissons actuellement a vu le jour il y a plusieurs millénaires, au cœur de la Chine. La légende raconte que l’empereur Shen Nong, vers 2737 avant notre ère, aurait découvert le principe de l’infusion de feuilles de thé en voyant quelques-unes d’entre elles tomber dans un bol d’eau chaude près de lui. Il se trouvait alors sous un Camellia Sinensis, arbre mieux connu sous le nom de théier.
Suite à cette découverte, la boisson est avant tout utilisée en tant que remède médicinal, en raison de ses propriétés digestives et purifiantes, mais elle gagne très vite en popularité. Quelques siècles plus tard, entre 618 et 907, elle fait l’objet d’un véritable rituel de préparation et de dégustation, codifié dans le traité Le classique du thé, de Lu Yu. Ces pratiques sont enseignées par les moines bouddhistes, qui répandent cet art du thé dans une grande partie de l’Asie.
Au fil du temps, les méthodes pour cultiver la plante et en tirer une délicieuse boisson se développent et se démocratisent, notamment le processus d’étuvage des feuilles, qui stoppe leur oxydation. Imaginée en Chine, cette technique préserve la fraîcheur du thé et ses antioxydants.
Les terroirs d’origine du thé vert en Chine
Plusieurs régions du pays sont considérées comme emblématiques du thé vert: le Zheijang, le Fujian ou encore le Yunnan, célèbres pour leurs montagnes brumeuses et leurs sols riches qui forgent des profils aromatiques variés et uniques. La province de Hangzhou, quant à elle, a vu naître le Long Jin, aussi appelé Dragon Well, un thé vert aux feuilles aplaties et aux notes de châtaigne et de noisettes. Il s’agissait d’ailleurs, pendant longtemps, du « thé de tribut » offert aux empereurs. Plus au nord du pays, on trouve le Bi Luo Chun, issu de la région du Jiangsu, qui émerveille par ses saveurs florales, qui évoquent la pêche, et sa fraîcheur printanière.
Parmi les autres thés verts chinois populaires figure également le gunpowder. Celui-ci doit son nom à sa forme: contrairement aux précédents, dont les feuilles sont simplement séchées, les siennes sont roulées sous forme de petites billes, dans le but de préserver ses arômes. Celles-ci se déploient une fois plongées dans l’eau chaude. Vous trouverez, chez Betjeman & Barton, de nombreuses variétés de thés verts chinois, comme le Chun Mee, le Gu Zhang Mao Jian ou encore le Yunnan Vert, qui brillent par leur diversité de profils aromatiques, tous intenses et subtils.
Le Japon: le royaume du thé vert
Grâce aux moines bouddhistes, le thé vert arrive sur les côtes japonaises au IXesiècle. Un certain Saicho rapporte cette plante, après avoir goûté à cette boisson en Chine. Là encore, elle est avant tout vue comme un remède, tonifiant et purifiant, consommé pour favoriser la méditation et les pratiques zen.
Au XIIesiècle, sous l’impulsion du moine Eisai, le thé vert s’ancre durablement dans la culture japonaise. Suite à la parution de son traité Kissa Yojoki, « Maintenir la santé en buvant du thé », la boisson gagne le grand public, qui s’en sert pour lutter contre la fatigue et les maladies.
La cérémonie du thé se développe à l’ère Muromachi, entre les XIVe et XVIesiècles, tandis que les samouraïs en font leur boisson attitrée. Les Japonais inventent aussi de nouvelles méthodes de transformations, notamment la vapeur pour arrêter l’oxydation, les techniques de roulage et de séchage. Celles-ci donnent naissance aux fameuses notes dites umami, typiques des thés verts nippons.
Sencha, Matcha et Gyokuro, les thés verts emblématiques du Japon
Le pays du soleil levant fait indéniablement partie des grandes nations du thé vert. Plus qu’une simple boisson, il s’agit, là-bas, d’un véritable art de vivre, dont le rituel de préparation rythme le quotidien.
Parmi les rois des thés verts japonais, on trouve notamment le Sencha. Développé au XVIIIesiècle, il représenterait environ 60% de la consommation locale. Ses feuilles très fines produisent, une fois dans l’eau bouillante, une liqueur d’un vert vif et aux saveurs végétales et iodées, soutenues par une pointe d’amertume.
Le Matcha, pilier de la cérémonie du thé, a également conquis le monde grâce à sa texture onctueuse et mousseuse, obtenue avec un fouet en bambou, le chasen,et à son goût umami typique, herbacé, légèrement sucré et amer. Autre thé nippon prestigieux: le Gyokuro. Cultivé, comme le précédent, à l’ombre, il forme une boisson délicate, douce, beurrée et presque sucrée, sans la moindre trace d’amertume.
Plongez dans l’univers raffiné et merveilleux des thés verts du Japon avec Betjeman & Barton: notre catalogue vous en propose une grande diversité, tels que le Sencha Natural Leaf, le Gyokuro ou encore le Genmaicha et le Hojicha, très apprécié pour ses notes de noisettes grillées.
L’Inde: du royaume du thé noir aux thés verts émergents
Le thé arrive en Inde sous l’impulsion des Britanniques, au XIXesiècle. À l’époque, ceux-ci développent énormément la production de thé noir, notamment dans les régions de l’Assam ou du Darjeeling. Il faudra attendre les années2000 pour que le thé vert devienne l’un des piliers de la production indienne, suite à une demande mondiale croissante. Les procédés d’étuvage ou de vapeur pour préserver la chlorophylle se démocratisent, à tel point qu’on estime qu’environ 10% de la production indienne actuelle est composée de thés verts.
L’Assam fournit des thés verts robustes, corsés et végétaux, tandis que le Darjeeling éblouit les amateurs par sa finesse florale et légère. Moins connus du grand public que les thés noirs, les thés verts indiens regorgent de nuances et étonnent par leur puissance et leur intensité.

